mardi 14 octobre 2008

La huitième édition du Festival International du Film de Marrakech aura lieu cette année : du vendredi 14 au samedi 22 Novembre 2008


En 2007, le metteur en scène Milos Forman et président du Jury de la septième édition rendait hommage au Festival par ces mots:
"Un Festival offre une sélection orientée qui apporte au public une connaissance internationale du cinéma autour de différentes cultures. C’est ce qui fait la force du Festival International du Film de Marrakech."

Pour cette huitième édition, le Festival rendra hommages à plusieurs cinématographies:

- 40 ANS DE CINÉMA BRITANNIQUE
- LA RUSSIE D’ANDREI KONCHALOVSKY
- 50 ANS DE CINÉMA MAROCAIN
- LE MEILLEUR DE YOUSSEF CHAHINE

Un prochain communiqué dévoilera les noms des personnalités qui seront honorées pendant le festival.

Après le Maroc, pays honoré en 2004, l’Espagne mise à l’honneur en 2005, l’Italie en 2006, puis la cinématographie égyptienne en 2007, le Festival rendra hommage cette année à la Grande Bretagne, une cinématographie singulière qui a su résister face à la domination du cinéma hollywoodien grâce à un particularisme des genres qu’il s’est approprié ; la comédie, le réalisme social et le fantastique ; et de grands maîtres tels Alfred Hitchcock ou Ken Loach qui se sont imposés hors de ses frontières.

Une rétrospective d’une quarantaine de films, depuis « If » de Lindsay Anderson (Palme d’or en 1968) jusqu’au film de Ken Loach « Le Vent se lève » (Palme d’Or 2006) sera proposée aux festivaliers.

De plus, dans le cadre de la section FLASHBACK ; qui rendait hommage l’année dernière aux cinéastes disparus Michelangelo Antonioni, Ingmar Bergman et au producteur Tunisien Ahmed Baha Attia ; le Festival a décidé cette année de rendre hommage en douze films à trois cinéastes emblématiques de la production anglaise :

ALFRED HITCHCOCK
Seront notamment projetés : STAGE FRIGHT (LE GRAND ALIBI), THE BIRDS (LES OISEAUX), FRENZY…

STANLEY KUBRICK
A CLOCKWORK ORANGE (ORANGE MÉCANIQUE) et BARRY LINDON pourront être redécouverts par les festivaliers

JOSEPH LOSEY
Les chefs d’œuvre THE SERVANT et THE GO-BETWEEN (LE MESSAGER) seront notamment projetés.

Cette rétrospective, qui sera reprise à Paris en Janvier 2009, est l’occasion pour le Festival de Marrakech de montrer, au travers de la talentueuse carrière Internationale d’Andrei Konchalovski, la spécificité de son regard, tendre, ironique et lucide sur « sa » Russie.

Sept films seront proposés aux festivaliers, dont son dernier opus, « Gloss » :

1967 – THE STORY OF ASYA KLYACHINA
(L’histoire d'Assia Klyatchina qui aimait mais jamais était mariée)
Avec Iya Savina, Lubov Sokolova, Alexander Sourine
Assia, une ouvrière agricole, a deux amants. L'un est amoureux d’elle et veut l'épouser, l'autre a un comportement brutal...

1969 – A NEST OF GENTLEFOLK (Le nid de gentilshommes)
Avec Irina Kuptchenko, Leonid Kulaguin, Beata Tyshkevitch
Un noble marié retourne en Russie après onze ans passés à l'étranger et tombe amoureux d’une jeune femme.

1970 – UNCLE VANYA (Oncle Vania)
Avec Innokenty Smoktounovsky, Sergey Bondartchouk, Irina Kuptchenko
Un professeur à la retraite retourne dans son domaine pour y vivre avec sa jeune et belle épouse.

1978 – SIBERIADE (Siberiada)
Avec Vladimir Samoïlov, Evgeny Perov, Sergeï Chakourov
La chronique d'un village de Sibérie du début du XXe siècle aux années soixante-dix.

1991 – THE INNER CIRCLE (Le cercle des intimes)
Avec Tom Hulce, Lolita Davidovitch, Alexander Zbruev
L’histoire vraie d’un officier du KGB qui fut le projectionniste personnel de Staline de 1939 jusqu’à la mort du dictateur.

1994 – RIABA MA POULE
Avec Inna Tchourikova, Alexander Sourine, Guennady Egorïtchev
Assia vit avec sa poule Riaba et découvre un trésor dans son poulailler…

2002 – LA MAISON DE FOUS (House of Fools)
Avec Yulia Vïsotskaya, Soultan Islamov, Stanislav Varkki
En 1996, les patients d’un asile psychiatrique situé à la frontière russo-tchétchène se retrouvent livrés à eux-mêmes lors de la guerre en Tchétchénie.

2007 – GLOSS
De Yulia Vïsotskaya, Irina Rosanova, Alexeï Serebryakov
Une jeune fille originaire d’une ville minière de province se rend à Moscou afin de réaliser son rêve : devenir mannequin.

Né à Moscou en 1937, Andreï Konchalovsky est le fils du couple d’écrivains Sergeï Mikhalkov et Natalia Konchalovskaïa. Petit-fils du peintre Piotr Konchalovsky et arrière petit-fils du peintre Vassili Sourikov, il étudie pendant douze ans le piano, d’abord à l’Ecole Musicale puis au Conservatoire. Après avoir vu le film « Quand passent les cigognes » de Mikhaïl Kalatozov, il interrompt ses études musicales et intègre l’Ecole de Cinéma de Moscou (VGIK) sous la direction de Mikhaïl Romm. Il partage les bancs de l’école avec Andreï Tarkovsky pour lequel il écrit le scénario du court métrage « Le rouleau compresseur et le violon » (1961), l’assiste ensuite sur le tournage de « L’enfance d’Yvan » (1962) et collabore avec lui à l’écriture de « Andrei Roublev » (1969).


Andreï Konchalovsky signe en 1965 son premier long métrage, « Le premier maître », d’après un livre de Chingis Aitmatov sur la période post-révolutionnaire de 1917. Son second film, « L’histoire d'Assia Klyatchina qui aimait mais jamais était mariée » (1966), est censuré par les autorités soviétiques pendant plus de quinze ans. « Le nid de gentilshommes » (1969), une étude de l’aristocratie du XIXe siècle, reçoit un accueil mitigé de la critique qui loue néanmoins sa beauté visuelle. Son film suivant, « Oncle Vania », d’après la pièce de Chekhov, est considéré par beaucoup comme l’un des plus importants films russes mais c’est seulement après ses deux prochains films, « La romance des amoureux » (1974) et « Sibériade » (1978) - un portrait réaliste et dramatique des habitants d’un village de Sibérie -, qu’Andreï Konchalovsky devient un cinéaste reconnu internationalement. Sous l’égide de producteurs américains et européens, il va tourner de nombreux films en langue anglaise, notamment « Maria's Lovers » (1984), « Runaway Train » (1985), « Duo pour un soliste » (1986), « Le bayou » (1987) et « Voyageurs sans permis» (1989).

Andreï Konchalovsky travaille également comme metteur en scène pour le théâtre et l’opéra dans de nombreuses villes européennes. Il met ainsi en scène « La mouette » de Chekhov au Théâtre de l’Odéon à Paris, « Guerre et paix » d’après Tolstoï au Metropolitan Opéra de New York et au Théâtre Mariinsky de Saint Petersbourg, l’opéra « Un ballo in maschera » de Verdi au Théâtre Reggio de Turin ou encore « La dame de pique » et « Eugène Onéguine » d’après Alexandre Pouchkine à la Scala de Milan.

En 2001, Andreï Konchalovsky retourne derrière la caméra pour réaliser la coproduction franco-russe « La maison de fous », une histoire se déroulant dans un asile situé à la frontière russo-tchétchène lors de la guerre en Tchétchénie. Le film obtient le Lion d’Argent au Festival de Venise en 2002 et l’accueil est enthousiaste dans toute l’Europe.

En 1958, Mohamed Osfour, un autodidacte, rompu aux différents métiers de cinéma grâce à ses nombreuses collaborations dans des productions internationales tournées au Maroc, réalisait son rêve : montrer au public marocain des salles populaires de Casablanca, son premier long métrage, « Le Fils maudit ». Une expérience personnelle menée après quelques courts métrages qui parodiaient les grands genres cinématographiques.

Une initiative qui va être fêtée cette année comme le point de départ de la filmographie marocaine parvenue à ses cinquante ans (1958 – 2008), même si, à proprement parler, on peut faire la distinction entre l’histoire du cinéma marocain et l’histoire du cinéma au Maroc : le pays a en effet connu très tôt l’expérience des tournages internationaux et la présence du spectacle cinématographique.

La filmographie marocaine fête cette année son jubilé d’or dans un contexte particulier, marqué par une grande dynamique qui caractérise l’ensemble de la profession cinématographique. Conséquence d’un long parcours de tâtonnements, de recherches, de traversée de désert et fruit d’une maturation qui lui ont permis de se doter d’outils et de stratégies au service d’une production cinématographique nationale de plus en plus visible, progressant à rythme régulier, reconnue et appréciée à travers le monde.

Cette huitième édition a tenu à saluer l’immense talent de ce cinéaste disparu récemment, présent dès sa première année, et auquel le Festival avait déjà rendu hommage en 2004. Un ami du Festival, qui a toujours soutenu par sa présence et celle de son travail, notre manifestation.

Dans le cadre de cet hommage posthume, le Festival projettera les films suivants :

1950 – BABA AMIN (Papa Amin)
Avec Hussein Riad, Faten Hamama, Kamal Al-Shennawi, Marie Munib
Papa Amin est riche mais avare. Un cauchemar le poursuit : comment va s’en sortir sa petite famille après sa mort ?

1958 – BAB EL HADID (Gare centrale)
Avec Youssef Chahine, Hind Rostom, Farid Shawky, Hassan El Baroudy
Un marchand de journaux handicapé tombe amoureux d’une belle vendeuse de limonade. Comme elle repousse ses avances, il décide de la kidnapper.

1968 – AL NASS WAL NIL (Un jour, le Nil)
Avec Vladimir Ivachov, Imad Hamdi, Zalah Sulficar, Igor Vladimirov
1964. Assouan en Egypte. Après deux ans d’un travail titanesque, l’ancien cours du Nil va être fermé. L’inauguration du grand barrage ouvrira une nouvelle ère tout en inondant définitivement les terres ancestrales.

1969 – AL ARD (La terre)
Avec Mahmoud Al Meligi, Ezzat Al Alayli-Nagwa Ibrahim, Hamdi Ahmed
Années 1930. L’Egypte est gouvernée par une monarchie sous tutelle anglaise. Loin du Caire, les paysans d’un village ont du mal à s’en sortir. Un jour, pour favoriser les propriétaires terriens, les autorités décident de restreindre les permis d’irrigation.

1973 – AL OUSFOUR (Le moineau)
Avec Salah Kabil, Ali El Scherif, Mahmoud El Meliguy
A la veille de la guerre des six jours, un policier se noue d’amitié avec un journaliste qui enquête sur une affaire de détournement d’armes et d’équipements impliquant des officiels de hauts rangs.

1978 – ISKANDERIYA LIH ? (Alexandrie pourquoi ?)
Avec Mohsen Mohiedine, Farid Chawki, Naglaa Fathi
1942. Tandis que les troupes de Rommel se rapprochent d’Alexandrie, un jeune étudiant s’évade à travers le théâtre et le cinéma. Rêvant d’Hollywood, il met en scène ses propres pièces et revues théâtrales.

1982 – HADDUTA MISRIYA (La mémoire)
Avec Mohsen Mohiedine, Oussama Nadir, Leila Hamada, Ragaa Hussein
Un réalisateur égyptien tourne la séquence finale de son dernier film quand un infarctus le terrasse. Pendant l’opération, des flash-back surgissent, où l’enfant qu’il a été lui reproche d’avoir trahi ses idéaux de jeunesse.

1989 – ISKANDERIYA, KAMAN W KAMAN (Alexandrie encore et toujours)
Avec Youssef Chahine, Amr Abdel Guelil, Hussein Fahmy
A la suite d’une rupture violente avec Amr, son acteur fétiche, un réalisateur égyptien est contraint de se remettre en question.

1994 – AL MOHAGER (L’émigré)
Avec Khaled El Nabawi, Yousra, Michel Piccoli
Il y a trois mille ans, Ram, fils d’une tribu très pauvre vivant sur une terre aride, rêve de transformer sa vie…

1997 – AL MASSIR (Le destin)
Avec Nour El Cherif, Laïla Elwi, Mahmoud Hemida, Khaled El Nabawi
Au 12ème siècle en Andalousie arabe, le philosophe Averroès établit des préceptes qui vont influencer la pensée humaine jusqu’à nos jours. Voulant amadouer les intégristes, le Calife El-Mansour ordonne l’autodafé de tous les écrits du philosophe.

2004 – ISKANDERIYA-NEW YORK (Alexandrie… New York)
Avec Mahmoud Hemida, Ahmed Yehia, Yousra El Lozy, Hala Sedki
A l’occasion d’un hommage qui lui est rendu à New York, un réalisateur égyptien retrouve son amour de jeunesse.

Né le 25 janvier 1926 à Alexandrie en Egypte, Youssef Gabriel Chahine s’éteint le 27 juillet 2008 au Caire. Après un enseignement primaire chez les Frères des Ecoles Chrétiennes, puis dans une école anglaise jusqu’au baccalauréat, Youssef Chahine reste un an à l’université d’Alexandrie avant de partir pour les Etats-Unis. Il va y suivre pendant deux ans des études de cinéma et d'arts dramatiques au Pasadena Play House, près de Los Angeles. Revenu en Egypte en 1948, il travaille avec Gianni Vernuccio, un documentariste italien né en Egypte, puis avec l'opérateur Alvise Orfanelli, « pionnier du cinéma égyptien », qui lui ouvre les portes de la production.

Youssef Chahine tourne son premier film, « Papa Amine », en 1950, puis réalise quelques comédies musicales, parfois pour des raisons "alimentaires" comme il le dit lui-même, et aborde plusieurs autres genres cinématographiques, de la comédie au mélodrame. En 1951, il participe pour la première fois au Festival de Cannes avec son film « Le fils du Nil ». Sept ans plus tard, il réalise « Gare centrale », l'un de ses chefs-d'œuvre dans lequel il prouve également ses talents d'acteur.

Lié avec l'écrivain Abdel-Rahman Charkawi depuis « Djamila l’Algérienne » (1958), Youssef Chahine va porter à l'écran son roman « La terre » en 1969. Ce film, de même que « Le choix » (1970) et « Le moineau » (1973), témoigne de la mise en place de l'Egypte contemporaine autour de moments-clés comme la colonisation britannique, le départ de Farouk, l'arrivée de Nasser ou la défaite de la guerre des six jours.


En 1979, il obtient l'Ours d'Argent et le Grand Prix du Jury au Festival de Berlin pour « Alexandrie pourquoi ? », premier volet de ce qui deviendra par la suite une série autobiographique complétée par « La mémoire » (1982), « Alexandrie encore et toujours » (1989) et « Alexandrie… New York » (2004). En 1984, il réalise « Adieu Bonaparte », sa première coproduction avec la France, qui le consacre définitivement dans le monde entier par sa sélection en compétition au Festival de Cannes.

Le retour vers un certain "cinéma intimiste" se fait en 1986 avec « Le sixième jour », dans lequel Youssef Chahine dirige la chanteuse populaire Dalida. En 1992, Jacques Lassalle lui propose de mettre en scène une pièce de son choix pour la Comédie-Française. Il choisit d’adapter « Caligula » d'Albert Camus et la pièce connaît un immense succès public. La même année, Youssef Chahine commence à écrire « L'émigré », une histoire inspirée du récit biblique sur Joseph, fils de Jacob, qu'il rêve de réaliser depuis les années 50 et dont il achève la réalisation en 1994. Ce film sera interdit en Egypte du fait d'intégristes auxquels il répond quelques années plus tard par l'entremise de son 33ème long métrage, « Le destin », qui sera présenté au Festival de Cannes en 1997 et obtiendra le Prix du Cinquantième Anniversaire. Après avoir tourné le film humaniste « L'autre » en 1998, la comédie musicale « Silence, on tourne » en 2001, Youssef Chahine réalise en 2007 son trente-huitième et dernier long métrage : « Le chaos ».

Président : Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid
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